Narrateur Peyton
Je suis dans une voiture qui m'emmène sur le port. J'ai l'impression d'aller à l'abattoir, je connais le jour de fin, il n'y a plus qu'à attendre ce jour.
Nous voilà arriver, je descend de la voiture, enfin on m'aide à descendre comme si je ne pouvait pas le faire seule. Ce bateau est gigantesque et pourtant à mes yeux c'est la bicoque qui m'emmène en enfer.
La presse est là, c'est le paquebot le plus grand du monde, tout est neuf à l'intérieur, rien n'a jamais servi, la vaisselle, les draps.... Il y a beaucoup de monde sur le quai, tout le monde veut assister au départ du grand Titanic, si moi par contre j'aurais éviter sa, croyez-moi je l'aurais fait.
Mon père nous abandonne ma mère et moi afin d'aller saluer des membres de je ne sais qu'elle usine, ou de je ne sais quel club, enfin une ces connaissances, riche très riche, vu la voiture dans laquelle, ils sont arrivés.
Mère: sourit tout le monde te regarde
Moi: je n'ai peut-être pas envie de sourire
Mère: alors fait un effort, tu ne ressemble pas à une fille qui va se marier dans un mois.
Moi: car je ne veut peut-être pas me marier
Mère: tu vas te marier, tu le dois et tu le fera pour aider ton père, tu le sais
Moi: oui, je le sais vous me le répétez tout le temps
Mère: c'est pour que tu n'oublie pas
Moi: il y a aucun risque que j'oublie, croyez-moi mère
Mère: très bien, maintenant souriez
Moi: oui mère
Mère: avec de l'enthousiasme
Moi: oui mère (avec un grand sourire ironique)
Mère: c'est mieux, la prochaine fois, tu m'enlèvera le ton ironique que tu viens de mettre, allons voir cette cabine, j'espère qu'elle sera grande et confortable
Moi: on est en première classe, elle sera grande et confortable
Mère: j'espère que tu as raison
Mon dieu qu'elle ingrate, un peu plus loin, des personnes se faisait fouiller, et rentraient vers le pont des 3ème classe, ce qui veut dire qu'ils allaient vivre dans les sous sol, avec des rats comme compagnon et dormir sur des lits superposés et doivent partager leur cabine. Et ce qui inquiète ma mère c'est de savoir si notre cabine sera assez grande et assez confortable.
Toutes ces personnes qui me regarde, m'envie, je les comprend ils pensent que j'ai la belle vie, et dans un sens il n'ont pas tout a fait tort, mais la pour l'instant c'est moi qui les envie, pas d'obligation, pas de compte à rendre. Je vis en prison, certes dorée, mais en prison quand même.
Narrateur Lucas
Moi (en hurlant): Full
Nathan: c'est pas vrai
Moi: et si Nathan, on part pour New York
On entend le paquebot sonner le départ prochain, je regarde Nathan, on s'est compris, il faut que l'on se dépêche. J'attrape mon sac, Nathan fait de même et l'on se met à courir. Je poussais tout le monde, il fallais comme même pas louper le départ, on avait gagné ce voyage.
On arrive enfin à la passerelle d'embarquement des 3ème classe.
Moi: attendez, attendez, on est des passagers
L'homme: vous êtes passés au contrôle
Moi: bien sur, et de toute manière on est américain
L'homme: très bien monté. Vous avez eu de la chance, 5 minutes plus tard et vous restiez à quai.
Moi: on est plus tôt chanceux aujourd'hui
Nathan: c'est le moins que l'on puisse dire.
Et on reprend notre course afin de monter sur le pont extérieur. Il y a énormément de monde, que ce soit là ou plus bas sur le quai, je poussais des gens tout à l'heure maintenant je sais pourquoi, je n'avais jamais vu une foule pareille. Tout le monde voulait voir le départ du Titanic, le bateau qui faisait la une des journaux depuis des mois, le plus grand, le plus beau, le plus luxueux et sur tout l'indestructible paquebot jamais construit.
Je salue la foule, je rentre chez moi.
Nathan: tu connais quelque un ?
Moi: non, et toi?
Nathan: non, bas alors pourquoi tu salue la foule
Moi: je ne salue pas la foule, je dis au revoir à un endroit, car je ne sais pas si je reviendrais un jour.
Nathan: ok, tu sais que tu es plus tôt bizarre comme mec
Moi: oui, tu me le répète assez souvent
Nathan: c'est pour que tu ne l'oublie pas
Moi: c'est gentil de prendre soin de moi comme sa
Nathan: de rien, et puis si je le fais pas, qui le fera
Moi: c'est juste.
Narrateur Peyton
Nous arrivons enfin à notre cabine, où beaucoup de personnes s'activent afin de ranger nos affaires.
Mère: je voyais cela plus grand, cela me déçoit beaucoup
Moi: mère, il y a 5 pièces dans cette cabine et vous la trouvez trop petite, vous préféreriez aller dormir en 3ème classe peut-être.
Mère: je ne te permet pas de me parler ainsi, ne t'avise pas de recommencer
Moi: bien mère. Je vais aller sur le pont extérieur, j'ai besoins de prendre l'air
Mère: très bien, faite attention, et revenez dans un quart d'heure afin de vous changer pour le dîner.
Moi: bien mère
Je sors de cette cabine, j'étouffe, j'ai besoins d'air frai. J'arrive enfin sur le pont et l'air viens fouetter mon visage, cela me fais un bien fou. Il y a beaucoup de monde, moi qui croyais avoir un peu de répits avant ce soir, il n'en est rien, on me salut, je rend ces salutations et je m'avance vers le bord. Mon dieu tous ces gens sur le quai, cette foule est si dense que tout est bloqué. Il y a beaucoup de visages, ils expriment tellement chose, cette femme là-bas qui tient son enfant dans ses bras, elle pleure ainsi que sa fille, je peux lire sur ces lèvres « papa rentrera vite », et ces deux personnes là-bas qui se tienne la main pour se donner du courage le mari di à sa femme « il lui arrivera rien ». Il y a plein d'émotion, même quand je tourne ma tête vers les ponts inférieur, il y a les mêmes expressions que plus bas sur le quai et moi au milieu de tout sa, je suis là et je ressens rien, rien du tout.